Je vous présente une vieille ferme du XVIII eme siècle que j’ai restaurée récemment à Ménerbes, sur les hauteurs, avec un terrain boisé et une vue magnifique sur le Luberon.
Quand je l’ai découverte, je n’ai pas eu envie de la transformer. J’ai d’abord eu envie de la regarder. De comprendre ce qu’elle avait gardé, et surtout ce qu’il ne fallait pas perdre.
Les façades en pierres apparentes étaient restées en place. Les ouvertures aussi. Il y avait les volets, le cyprès, le lierre, et cette lumière très particulière qui glisse sur les murs à certaines heures. Avec mes clients, nous avons tout de suite partagé la même idée : cette maison devait rester elle-même.
Je n’ai donc pas touché à l’extérieur.
Dans ce type de projet, je trouve qu’il faut savoir s’arrêter avant d’en faire trop. Une maison ancienne n’a pas besoin d’être réinventée pour retrouver de la force. Parfois, il faut simplement lui redonner les bonnes conditions pour être belle à nouveau.
À l’intérieur, certaines parties avaient conservé une présence extraordinaire. Je pense à ces passages voûtés, à ces murs très épais, à ces portes anciennes que l’on pousse avec la sensation d’entrer dans un autre temps.
Il y avait aussi cette cave restée presque intacte. La pierre y est brute. La fraîcheur y est immédiate. Le silence aussi.
Nous avons très peu touché à ces espaces. La lumière a suffi à révéler ce qu’ils avaient déjà. Un éclairage discret, bien placé, change complètement la lecture d’un mur ancien. Il fait ressortir le relief. Il accompagne une courbe. Il laisse la matière exister sans l’écraser.
Dans cette rénovation intérieure haut de gamme, je ne voulais pas que le confort prenne le dessus sur le lieu. Je voulais qu’il s’installe naturellement, presque sans bruit.
Pour les pièces de vie, j’ai pris une direction plus enveloppante.
Le salon devait être très confortable, mais pas pesant. J’ai choisi des lignes courbes, des assises généreuses, des tissus épais, des tons proches de la pierre, de la terre et du bois. La pièce n’a rien de démonstratif. Elle apaise tout de suite.
On peut s’y installer longtemps. Lire. Recevoir. Ou simplement regarder la lumière changer dans la journée.
La salle à manger a une autre présence. La table donne un axe fort. Les chaises viennent assouplir l’ensemble, avec leurs matières et leurs couleurs. J’aime ce léger décalage. Il apporte de la vie à la pièce sans rompre l’équilibre général.
Dans une ferme ancienne, je trouve important que les espaces restent lisibles. Il ne faut pas les surcharger. Chaque élément doit avoir sa place, mais aussi son calme.
Dans la cuisine, dans les dégagements, dans les passages d’une pièce à l’autre, j’ai gardé la même exigence. Le confort devait être réel, bien sûr, mais il ne devait jamais s’imposer visuellement.
Le sol en pierre, le bois, l’enduit, la manière dont une porte s’ouvre, la hauteur d’une marche, la lumière sur un mur : ce sont souvent ces détails très simples qui donnent sa justesse à une maison.
J’aime beaucoup les intérieurs qui se découvrent peu à peu.
Une porte entrouverte sur une arche en pierre. Quelques marches qui montent vers une pièce plus lumineuse. Une fenêtre cintrée au fond d’un passage. Dans cette ferme, tout cela comptait énormément, parce que la maison ne se donne pas d’un seul regard. Elle se révèle progressivement, et c’est aussi ce qui fait son charme.
Les salles de bain ont été pensées dans le même esprit. Je les voulais simples, calmes, agréables dès le matin. La pierre y a naturellement trouvé sa place. Le bois réchauffe l’ensemble. Les lignes restent nettes, mais l’atmosphère ne devient jamais froide.
Je ne travaille jamais contre une maison ancienne. Je pars toujours de ce qu’elle me donne. Ici, cette ferme avait gardé son caractère. Il fallait simplement lui redonner de la fluidité, du confort, et une vraie douceur de vie.
Aujourd’hui, elle a gardé son visage.
C’était l’essentiel pour moi. Quand on arrive devant elle, on sent encore la ferme ancienne du Luberon. Et quand on entre, on découvre un intérieur repensé avec soin, sans jamais effacer ce qui faisait la beauté du lieu dès le départ.
Si vous souhaitez me confier la rénovation d’une ferme, d’un mas, d’une bastide ou d’une maison de village dans le Luberon, je vous accueille à Ménerbes pour échanger sur votre projet.
Sacha Houant Décoration
11 Place Albert Roure
84560 Ménerbes
Tél. : 04 89 41 08 69
Vous pouvez également me contacter via le formulaire de contact ci dessous. Je serai heureuse d’échanger avec vous sur votre maison, votre lieu de vie, et la manière de le faire évoluer sans en perdre l’âme.