Dans les rues de Ménerbes, j’ai eu le bonheur de restaurer avec mon équipe une maison de village à Ménerbes qui avait déjà beaucoup d’âme.
Dès les premiers instants, j’ai été touchée par son charme. Il y avait quelque chose de très simple dans cette maison, et en même temps une vraie présence. On sentait qu’elle avait traversé le temps. Il ne fallait surtout pas la brusquer.
Ce que j’aimais le plus, ce sont ses très belles pièces voûtées en pierre du XVIIIe siècle. Elles donnent immédiatement de la profondeur au lieu. Elles apportent aussi cette fraîcheur et cette densité que j’aime tant dans les maisons anciennes du Luberon.
J’ai abordé ce projet avec beaucoup de respect. Mon intention n’était pas de transformer cette maison pour la faire entrer dans un décor. Je voulais au contraire révéler ce qu’elle avait déjà de beau.
Conserver son caractère, lui redonner du confort, et faire en sorte que chaque espace reste juste : c’est ainsi que nous avons travaillé du début à la fin.
Les volumes anciens ont été préservés. Les matières ont gardé leur place. La pierre, les enduits, l’épaisseur des murs et la courbe des voûtes devaient continuer à raconter l’histoire de la maison.
Depuis toujours, ma manière de travailler repose sur cet équilibre. Je tiens à respecter l’âme des lieux, tout en apportant une vraie douceur de vivre. C’est cette vision que je défends dans chacun de mes projets de décoratrice d’intérieur à Ménerbes dans le Luberon.
À l’intérieur, j’ai recherché une forme d’évidence. Rien de démonstratif. Rien de trop appuyé. Je voulais que l’on sente une élégance calme, presque silencieuse, avec des choix sobres qui laissent respirer l’architecture.
La cuisine a été pensée ainsi. Elle s’inscrit naturellement dans les volumes existants. Les lignes restent simples. Les tons sont doux. La lumière accompagne discrètement les matières.
Dans un lieu comme celui-ci, je trouve important que le confort contemporain soit bien présent, mais qu’il sache rester à sa place. C’est tout l’esprit d’une cuisine voûtée dans une maison ancienne du Luberon.
J’aime particulièrement lorsque la modernité ne s’impose pas. Elle doit se fondre dans la maison. Elle doit l’accompagner, et non la dominer. C’est souvent là que naît la vraie élégance.
À l’extérieur, la maison s’ouvre sur une terrasse avec vue sur le Luberon. Il y a aussi un jardin, que j’ai voulu accueillant et paisible. J’aime que les abords d’une maison prolongent son atmosphère. Ils ne sont jamais secondaires.
Ils participent pleinement à la vie du lieu. Dans une maison de village comme celle-ci, chaque détail compte. La circulation entre l’intérieur et l’extérieur doit se faire naturellement.
On doit pouvoir passer d’une pièce voûtée à la terrasse, puis au jardin, avec la même sensation de cohérence et de douceur.
Cette restauration a été pour moi une manière de redonner vie à une maison sans effacer ce qu’elle est. C’est toujours cela que je recherche. Préserver l’émotion d’un lieu ancien, tout en lui offrant une nouvelle manière d’être habitée.
À Ménerbes, cette démarche a tout son sens. Les maisons ont une mémoire. Notre travail consiste à l’écouter, puis à l’accompagner avec délicatesse.
Si vous aimez ce type de rénovation sensible, vous pouvez aussi découvrir la restauration d’une ferme XVIIIe à Ménerbes dans le Luberon. C’est un autre projet auquel je suis très attachée, pour la beauté du lieu, sa lumière et la force de son architecture.